
Spectacles
L'école des femmes, un classique qui parle d’aujourd’hui.
Théâtre Artistic AthévainsFrédéric Lazarini signe ici une École des femmes aux résonances très actuelles.
Tout se joue en une journée, dans la maison d’Arnolphe. Mais sur scène, ce n’est pas un intérieur classique : c’est une boîte en verre, bardée de caméras et d’écrans de contrôle, une porte blindée. L’atmosphère est tendue.
Au centre de cette cage transparente, un “bijou” : Agnès. Élevée depuis l’enfance pour devenir l’épouse parfaite, façonnée pour obéir à celui qui sera son “chef, seigneur et maître”. Arnolphe, obsédé par la peur d’être trompé, pense avoir trouvé la solution idéale : contrôler, surveiller, modeler.
Mais il a oublié une chose. L’imprévu. L’amour.
Depuis son balcon, Agnès aperçoit Horace et tombe amoureuse. Et tout vacille. Le plan soigneusement construit s’effondre. On assiste alors, en direct, à la chute du maître et à l’émancipation de l’élève. La jeune fille naïve grandit sous nos yeux. L’amour lui ouvre les yeux : celui qu’elle prenait pour un père protecteur révèle peu à peu son vrai visage.
La scénographie joue un rôle central : cette maison de verre rend visible l’emprise, la surveillance permanente, la négation de l’intimité. Les gardiens des lieux apportent une respiration, une soupape dans cette tension constante.
L’interprétation est poignante. Arnolphe est inquiétant parce qu’il reste humain. Agnès touche par sa fraîcheur et sa métamorphose.
Une version moderne qui fait écho à des réalités bien contemporaines. Ici, Agnès s’envole. Mais les dernières images laissent planer une question : ces prédateurs disparaissent-ils vraiment ?
A découvrir avec des grands ados, à partir de 14 ans.
Mardi 20h, mercredi 17h (20h le 11 mars 2026), jeudi 19h, vendredi 20h30, samedi 17h et 20h30, dimanche 15h. Réservation
De Molière, mise en scène Frédérique Lazarini
Avec Cédric Colas, Sara Montpetit, Hugo Givort, Alain Cerrer, Emmanuelle Galabru.

